C’est vrai que tout ne dépend pas de nous : la réduction des subventions, la multiplication des critères de leur attribution, l’augmentation de la précarité et de la pauvreté qui frappe avec toujours plus d’insistance à nos portes. Et il y a les nouveaux visages et les nouveaux projets, les partenariats et les rencontres qu’on n’avait pas envisagés…

En revanche, ce qui est entre nos mains : garder ce lieu ouvert, ses portes et son cœur, et par cette ouverture témoigner qu’il est possible de ne se résigner ni à la peur, ni à l’égoïsme. Témoigner face à toutes les simplifications, qu’il est possible d’être en même temps un lieu laïc et un lieu confessionnel, un lieu ou différentes convictions interagissent, un lieu où, dans ses temps marqués par l’envie de désigner des ennemis, la paix est un engagement exigeant.

Ce sont ces convictions qui nourrissent l’action des permanentes et de tous les bénévoles qui font vivre la Maison Verte. Parmi ceux-ci certains ont accepté de prendre des responsabilités dans la conduite associative. Nous avons ainsi pu cette année compter sur des nouveaux membres pour le Conseil d’administration et pour le bureau, où l’expérience des anciens se mêle à la fraîcheur des novices. C’est aussi le cas de la présidence de l’association. Après plusieurs années de service à la Maison Verte, Adrien Sekali a passé le relais de la présidence et s’est engagé dans une mission en faveur des réfugiés pour la Fédération de l’entraide protestante. Que son travail de toutes ces années soit ici remercié. J’espère pour ma part, le poursuivre et l’enrichir.