Comme chaque année a lieu fin septembre la journée de la non-violence, à l'initiative du MIR (Mouvement international pour la réconciliation) avec la participation de représentants de la famille franciscaine, de Mennonites, d'amis musulmans et de La Maison Verte. Cette année, nous serons rejoints par la "coordination parisienne pour une culture de non- violence et de paix". La Maison Verte l'a accueillie plusieurs années. Cela se passera cette fois chez les Capucins, au 32 rue Boissonade, le samedi 22 septembre, de 14h30 à 18h ; est prévue la projection d'un film : "l'imam et le pasteur"(2006), se déroulant au Nigéria. C'est un très beau témoignage de réconciliation entre deux hommes, et surtout sur leur travail de médiation dans tout le pays. Dans ce documentaire d'Alan Channer , les relations tendues entre chrétiens et musulmans au Nigéria sont illustrées par la trajectoire de vie de deux chefs spirituels. L’imam Muhammad Ashafa et le pasteur évangélique James Wuye vivent à Kaduna, chef-lieu de province situé au nord de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Dans cette région à fort potentiel de conflits, l’appartenance à des groupes religieux différents joue souvent un rôle important dans l’escalade des affrontements au niveau local. Les deux chefs spirituels étaient eux aussi auparavant des ennemis jurés, parce qu’ils voyaient leur foi menacée par « les autres » et étaient prêts à la « protéger », même de manière violente. Tous deux témoignent de manière émouvante dans le film comment il leur a fallu d’abord surmonter leur haine personnelle et leur soif de vengeance pour diriger aujourd’hui ensemble une organisation qui travaille à désamorcer les conflits entre groupes chrétiens et musulmans. L’équipe du film suit le quotidien et le travail des deux hommes et fait apparaître clairement le message qu’ils livrent à leurs concitoyens et aux spectateurs du film : la coexistence de personnes appartenant à des religions différentes est possible si elles acceptent de faire connaissance, de dialoguer et de coopérer, si elles découvrent à travers leur foi qu’il y a des représentations communes concernant le respect de la vie et la cohabitation pacifique au sein de la société.