C’est ainsi que se perçoit Martine, qui coordonne le vestiaire de La Maison Verte et effectue, les vendredis et mardis, le tri des vêtements donnés : tout ce qui arrive est donné, vendu ou recyclé quel que soit son état – ainsi la chaîne ne s’interrompt pas et rien ne va à la poubelle. Pour que cette chaîne s’accomplisse, le tri exige savoir-faire et vigilance. De quoi s’agit-il ? Il faut : • sélectionner avec la plus grande attention les vêtements qu’on peut donner selon la saison en cours ; • choisir, parmi ce qui est en bon état, ce qui l’est encore plus ou qui est même neuf, pour le vendre à la braderie. Car la collecte de La Maison Verte est connue dans le quartier, et pas un jour ne passe sans que quelqu’un dépose un ou plusieurs sacs dans la salle d’accueil. Certaines boutiques de fringues des alentours donnent également leurs invendus… • distinguer l’état du vêtement avec précision : tout ce qui est taché, troué, etc. est destiné au recyclage. On en fait, par exemple, des oreillers. Un camion d’Emmaüs passe une fois par semaine ramasser les tissus usagés.

Déposez vos dons mardi et vendredi !

Deux femmes surtout (Liliane et Martine, parfois Annie-Denise) exécutent ce tri chaque mardi et vendredi, en période scolaire. Elles préféreraient que les gens déposent leurs dons ces jours-là : faire connaissance, ça compte. Même si certains donnent timidement, en catimini – on trouve alors des sacs d’habits bien pliés, bien rangés… Mais ce qui manque, ce sont des bras solides pour transporter les cartons de vêtements d’un endroit à l’autre, en haut d’un placard ou vice-versa. A bon entendeur, salut !

Brigitte Strauch