« Notre objectif est de rendre nos produits accessibles. Le passage à l’alimentation solidaire bio peut se faire par étapes, en commençant par les légumes afin d’éliminer les pesticides de son assiette. On a créé une commission de paniers solidaires avec des légumes de saison bio pour permettre à ceux qui ont de faibles revenus d’en bénéficier. Une caisse commune a été mise en place pour financer ces paniers. Les personnes remplissent une déclaration annuelle de revenus. La confidentialité est respectée et fondée sur l’honnêteté des gens. Les adhérents volontaires qui peuvent donner un peu plus s’engagent à l’année. La commission se charge de l’affectation des paniers en fonction des revenus déclarés et des réserves financières. De même, les tarifs d’adhésion sont modulés en fonction des revenus. Parmi nos 240 adhérents, 10 % environ se disent précaires. Dans nos jardins partagés, nous proposons de les initier au travail de la terre. La plupart apprécient, ça les sort de leur isolement et ils ont l’impression de retrouver leurs racines, car beaucoup sont d’origine rurale. Il y a un vrai attrait pour la campagne. Notre mission d’éducation populaire se fait aussi à travers des rencontres, des débats, des échanges sur place avec les agriculteurs, et leur engagement en tant qu’adhérents de s’impliquer dans la vie de l’association. Un système de covoiturage est mis en place. Et puis, mettre un visage sur un produit, ça change la consommation… »

Propos recueillis par Nathalie Pollet