12h Repas (chacun donne ce qu'il veut)

15h Film du riz et des hommes suivi d'un débat avec Seydou Ouedraogo (économiste, Burkina-Faso)

16h Présentation du projet de coopérative suivi d'un débat

17h Goûter avec thé à la menthe

18h Concert « Prévert et chants de révolte » avec Hervé Krief et Gérard Mendy puis « Stud »

Pourquoi des produits locaux ?
A cause de la pollution engendrée par l’agriculture intensive et par les transports (avion, camions qui encombrent les routes, créent des accidents, génèrent du CO2). A cause des mauvaises conditions de travail pour les producteurs en agriculture intensive, et les transporteurs routiers. Pour soutenir les petits producteurs locaux : en leur achetant leur production en direct et en les payant un juste prix qui leur assure un revenu décent. Pour la qualité des produits : les produits qui viennent des quatre coins du monde sont cueillis verts et ont moins de qualités gustatives et nutritives. En choisissant les produits locaux, nous respectons aussi les cycles de la nature, les fruits et les légumes de saison. Manger des tomates et des haricots verts à toutes les saisons c’est aussi favoriser le réchauffement climatique : en effet, un légume qui fait le tour du monde pour arriver sur nos étals en hiver génère des gaz à effet de serre (CO2) ...

Pourquoi des produits bio ?
L’agriculture depuis l’après-guerre utilise énormément de pesticides et leur impact sur la santé des agriculteurs et des consommateurs est important (cancers...). Ce type d'agriculture a entraîné un appauvrissement des sols, qui oblige à utiliser toujours plus d’intrants. De plus, ce mode de production a favorisé une perte d’emplois par la désertion des campagnes, car il faut de moins en moins d’ouvriers agricoles et d’agriculteurs pour exploiter des terres : un seul agriculteur cultive des centaines d’hectares. Les grandes exploitations agricoles cultivent majoritairement pour l’exportation et ne sont pas rentables : pour survivre, elles doivent être rémunérées via les subventions de la PAC (Politique Agricole Commune).
En Île-de-France, par exemple, les gros céréaliers sont largement favorisés en comparaison des petits producteurs (subventions proportionnelles au nombre d'hectares) et leur production est destinée à l’exportation : elle part par avion et camion pour les quatre coins du monde. Et si donc, nous choisissons des produits bio locaux, c’est parce que ces produits respectent la nature, l’homme et le vivant et en même temps nous soutenons un autre type d’agriculture dans notre région. En outre, les aliments bio sont plus nutritifs, ils renforcent le système immunitaire et ils ont plus de goût.
Choisir des produits bio, c’est aussi encourager la biodiversité. Les petits producteurs bio peuvent produire des variétés qu’on ne trouve pas ailleurs et qui sont adaptées à leur terrain, à leur climat. Ces variétés sont plus résistantes aux maladies et nécessitent donc moins de traitements.


Pourquoi des produits équitables ?
''« Payer moins cher rend pauvre »''. Le fait de payer quelque chose à prix cassés signifie que les gens qui l’on produit sont mal payés et travaillent dans des conditions déplorables :
Les saisonniers esclaves en France, Italie, Espagne... sont souvent logés dans des bidonvilles, parfois sans eau potable, sans papiers, et payés de manière dérisoire pour des travaux ingrats.
Les producteurs sont acculés par les grandes surfaces – devenues de véritables multinationales – et doivent leur vendre à bas coût leur production.
La grande distribution contrairement à ce que certaines personnes pensent n’a pas créé de l’emploi ; elle n’a permis que d’en détériorer les conditions. L’environnement des employés de la grande distribution n’est pas à envier : temps partiels forcés, horaires décalés, heures de présence non payées, harcèlement, voire espionnages du salarié, sans compter un taux horaire dérisoire.
Les consommateurs sont trompés sur la qualité et le prix des marchandises.
Notre économie étant mondialisée, notre mode de consommation a un effet direct sur __les populations du sud__, qui doivent nous approvisionner en produits à toutes les saisons ; ces produits sont cultivés en monoculture au détriment des cultures vivrières. Ces producteurs doivent vendre leurs produits à bas prix et, pour être compétitifs sur les marchés, utiliser des OGM, pesticides, insecticides qui sont souvent interdits ailleurs.
Dans cette chaîne inéquitable, le consommateur ne doit-il pas avoir un rôle et devenir un acteur en choisissant des produits qui sont issus d’un commerce équitable ?

Pourquoi l’indépendante, la coopérative alimentaire et solidaire ?
Pour toutes ces raisons, nous avons envie d’initier une alternative qui permettrait de fournir des produits d’épicerie sains, locaux, respectueux de l’environnement et issus du commerce équitable et de petits producteurs.
En général, les produits bio sont réservés à une population aisée, et cette coopérative a pour objectif de les rendre accessibles à tous. Les prix seront moins élevés que dans un magasin bio mais ne pourront rivaliser avec les prix discount puisque nous les achèterons au prix juste pour les producteurs. Même si les produits sont plus chers que le discount, les adhérents achèteront moins de produits car ils seront moins sollicités que dans les rayons du supermarché où on ajoute facilement du superflu tant l’offre est grande.
L’idée est d’acheter ce qui est nécessaire uniquement. On peut ainsi aussi faire des économies en changeant nos modes de consommation (moins de viande, plus de produits en vrac, pas de plats préparés).

La coopérative a idée d’organiser des événements (projection de films, débats sur les thèmes abordés avant, concerts, etc.) avec une participation libre. Cet argent alimentera une cagnotte solidaire qui permettra de baisser les prix pour les personnes à bas revenu. Tout est encore en construction et tout est à inventer encore ! Cette coopérative est autogérée : tous les adhérents participeront, ce qui permet aussi de rendre les prix plus accessibles. On aimerait organiser de temps en temps (tous les mois) des repas avec participation libre pour se rencontrer, échanger...

Lionel, jardinier et initiateur de la coopérative a organisé le 19 octobre une opération de plantation végétale dans le jardin de la Maison Verte. Un exemple des initiatives possible pour dire et vivre : "Moins de biens, plus de liens !"