Ils sont partis !
Par Editeur le mercredi 14 juillet 2010, 09:24 - Nos petits événements de la maison - Lien permanent
20 enfants des Frats des Miss pop (11 en Suisse, 9 à Mazamet) sont partis début juillet. Demba et Fanta sont partis en Suisse et Stéphane a accompagné les enfants d'autres Frats à Mazamet le 8 juillet. Récit de ce périple de 8h30 !
10h30 à la gare Montparnasse le 8 juillet. Eliane Frommel du Foyer de
Grenelle est déjà là avec une famille du Picoulet (Paris 11e), un panneau «
Mission populaire évangélique » bien visible. Les autres vont bientôt nous
rejoindre de Trappes et Rouen, destination : Mazamet, comme des enfants de La
Maison verte sont partis trois jours tôt vers la Suisse. Huit heures trente de
voyage et un peu d'inquiétude en perspective, pour les accompagnateurs
aussi...
Passées les premières angoisses – la moitié des places que nous a vendu la SNCF
n'existent pas ! - les premiers copinages se nouent. Quatre enfants commencent
à jouer aux cartes, un petit Moïse fait un dessin avec le prénom d'une petite
Sarah qui fait de même en retour. Fanta et Souman ouvrent leurs livres, sages
comme les images qui y défilent... Une petite fille pleure dans son coin –
avant de passer une partie du voyage dans les WC : à 11 ans elle quitte pour la
première fois sa maman... A la fin de la journée, quelques oreilles adultes
attentives et câlins plus tard, elle jouera à cache-cache avec les
autres...
« Il y a d'autres enfants dans les familles ? », « On pourra appeler nos
parents à l'arrivée ? » : ceux qui sont déjà partis les années précédentes
répondent aux nouveaux, les rassurent. De jeux en jeux, de concours de blague
en leçon de cocotte en papier, de moustache dessinée au stylo bille en razzia
sur le paquet de bonbon, le temps passe vite : « Si chaque journée est comme
ça, les trois semaines vont passer à toute vitesse !» s'inquiète sérieusement
Norman de Rouen.
Dernière ligne droite, le TER entre Toulouse et Mazamet. Pas de clim', une
chaleur ahurissante. Qu'à cela ne tienne, nouveau jeu : à chaque gare, on
descend à toute vitesse sur le quai, et on remonte dès le coup de sifflet du
contrôleur. Rigolade, âneries, grimaces, le tout scandé à tue-tête par la
chanson du dessin animé « oui-oui ». Arrivée à Castres : le chauffeur de la
loco entrouvre la porte de sa cabine. Ni une, ni deux, les enfants vont lui
demander de visiter, découvrent les biens étranges commandes et reviennent
ravis de leur audace autant que de la rencontre.
Arrivée à Mazamet. Les membres de la paroisse, les familles accueillantes, pas
toutes protestantes, attendent à la gare et accompagnent tout le monde au
presbytère pour un délicieux repas en commun – quiches, pizzas et salades
maisons, pâtés et saucisson du coin. Un enfant du Foyer de la Duchère, arrivé
quelques heures plus tôt, fait la distribution des esquimaux glacés. Les
familles partagent la même motivation : « on a la chance d'avoir une vie
agréable, on veut redonner à d'autres ». Et la même inquiétude : trois
semaines, c'est long, surtout avec des enfant aussi vivants avec lesquels il
faut faire des choses quasiment tous les jours ! Les plans s'échangent. Les
sorties de toutes les familles au lac, à l'aquaparc, à l'accrobanche se
préparent. Dans le jardin du presbytère, les enfants jouent comme s'ils se
connaissaient depuis toujours.
Première chamaillerie de garçons quand la frime pré-ado reprend le dessus sur
la timidité. Durée : 45 secondes ! Il va bientôt falloir aller se coucher. Le
petit rouleur de mécanique va pouvoir sortir les pantoufles en moumoute vertes
qu'il a soigneusement caché tous le long du voyage. Les petites filles bien
sages sortir leurs jolis pyjamas fujia achetés spécialement pour ces
vacances... Le vent d'autan souffle sur Mazamet. Accueilli dans une jolie
maison par des gens charmants et amoureux de leur ville, l'accompagnateur se
dit qu'il aimerait à nouveau avoir 11 ans... et rester en vacances ici...
Stéphane Lavignotte