Couples, familles : un chantier pour la Mission populaire
Par Editeur le dimanche 16 mai 2010, 17:00 - Ça se passe à la MPEF... - Lien permanent
Familles mono-parentales, familles recomposées, familles homoparentales,
famille d'origines étrangères aux habitudes différentes. Mères porteuses,
procréation médicalement assistée, adoption. La réalité des familles et les
manières d'y faire advenir les enfants sont aujourd'hui en Occident beaucoup
plus diverse que le simple modèle de la famille biologique et nucléaire
« papa-maman-deux enfants ». Cela doit-il nous inquiéter ?
La Bible – comme toute étude ethnologique sur les familles dans les sociétés du
bout du monde – nous rassure : les modèles familiaux sont divers et l'ont
toujours été. Les humains ont toujours eu beaucoup d'imagination dans leurs
façons de faire famille et de faire naître des enfants, des enfants qui ne s'en
sont pas plus mal sortis que nous. La Bible nous alerte sur d'autres choses, à
son corps défendant. La famille, en particulier celle dominée par le Père tout
puissant, est aussi un lieu d'inégalités fortes, de violences entre ses
membres, d'injustice. Des personnes se trouvent dans le plus grand dénuement
quand elles ne rentrent plus dans le cadre des lois de la famille
« normale ».
Les familles « nouvelles » ne sont pas magiquement meilleures. Le risque de toute période de changement, c'est que les cadres sur lesquels les gens peuvent d'appuyer – lois, habitudes, vocabulaire – soient encore insuffisants et que dans cet entre-deux renaissent des formes d'abandon, de tyrannie du fort sur le faible, que des gens se sentent perdus, sans repère. Dans cette période de changement, nous pensons que les lieux de solidarité, les églises, et donc nos Fraternités doivent prendre leurs responsabilité : l'accompagnement des famille, y compris le couple, est un lieu d'engagement pour la Mission populaire évangélique. Fidèle à l'accueil sans discrimination au cœur de notre projet, sommes-nous capable d'accueillir sans jugement, d'écouter sans préjugés, d'accompagner sans moralisme ? De dire aux familles – et donc aux couples – dans leur diversité que nous sommes là pour eux ? Là où il y a bonheur, à nous en réjouir avec les personnes. Là où il y a difficulté, à soutenir et aider à trouver des voies de renouvellement vivant. Nous pouvons le faire par le travail social, le travail d'écoute mais aussi de rituels. Sommes-nous capables de le proposer quel que soit l'ancrage ou l'absence d'ancrage des personnes dans la foi ? Quelle que soit l'orientation sexuelle ou la forme de famille ?Jésus relativisait sa famille, biologique et traditionnelle, pour donner de l'importance à la communauté de valeurs que représentait les disciples. N'avons-nous pas aujourd'hui une nouvelle occasion de tension vertueuseentre les deux ?
Les familles « nouvelles » ne sont pas magiquement meilleures. Le risque de toute période de changement, c'est que les cadres sur lesquels les gens peuvent d'appuyer – lois, habitudes, vocabulaire – soient encore insuffisants et que dans cet entre-deux renaissent des formes d'abandon, de tyrannie du fort sur le faible, que des gens se sentent perdus, sans repère. Dans cette période de changement, nous pensons que les lieux de solidarité, les églises, et donc nos Fraternités doivent prendre leurs responsabilité : l'accompagnement des famille, y compris le couple, est un lieu d'engagement pour la Mission populaire évangélique. Fidèle à l'accueil sans discrimination au cœur de notre projet, sommes-nous capable d'accueillir sans jugement, d'écouter sans préjugés, d'accompagner sans moralisme ? De dire aux familles – et donc aux couples – dans leur diversité que nous sommes là pour eux ? Là où il y a bonheur, à nous en réjouir avec les personnes. Là où il y a difficulté, à soutenir et aider à trouver des voies de renouvellement vivant. Nous pouvons le faire par le travail social, le travail d'écoute mais aussi de rituels. Sommes-nous capables de le proposer quel que soit l'ancrage ou l'absence d'ancrage des personnes dans la foi ? Quelle que soit l'orientation sexuelle ou la forme de famille ?Jésus relativisait sa famille, biologique et traditionnelle, pour donner de l'importance à la communauté de valeurs que représentait les disciples. N'avons-nous pas aujourd'hui une nouvelle occasion de tension vertueuseentre les deux ?
Stéphane Lavignotte, Christine Villard, Marina Zuccon, Diane Barraud