Mouvement social dans le 18e : les Antillais parisiens en lutte
Par Editeur le samedi 30 mai 2009, 15:57 - Notre quartier - Lien permanent
Un lundi du mois de mars, je sortais du Centre Médico Psycho-Pedagogique, vers 15h, pour fumer une cigarette. C'était la pause. Presque face à face, à gauche du 69 rue Ordener, des manifestants, environ une centaine avec brassards, banderoles, slogans...
Je m'approche, intrigué, et je vois inscrit rouge sur blanc, CGT, FO, CFTC,
CFDT, CNT. Toutes tendances confondues, tous unis dans le 18e. Je remarque une
superbe métisse de la CGT et je lui demande: « Pourquoi manifestez-vous
? ». Sa réponse : «Comme aux Antilles, on revendique 200€ pour les
bas salaires tout de suite plus quelques avantages, notamment un panier-repas
! ». Avant de la quitter je lui dis confiant : « Vous aurez vos
200€ ! » . La fille de la CGT me répond : « Si Dieu le
veut ». Je pars en formulant intérieurement : « Que Dieu vous
entende ma fille ». Depuis, j'ai appris que les manifestants s'étaient
regroupés, de différentes agences de sécurité et de surveillance dans le 18e.
Ils s'étaient retrouvés tous ce jour-là au siège rue Ordener de l'ISS
(Informations service sécurité).
Voulant savoir l'avancée du combat, j'y suis retourné et j'ai demandé à 4 ou
5 sbires qui barraient l'entrée comment je pouvais joindre la militante de la
CGT qui manifestait. L'un d'entre eux m'indique le 78 rue Championnet. Je m'y
pointe. Reçu par une autre métisse, pas de CGT : là c'est le sous-siège
ISS, la sous-direction. Je me présente alors comme journaliste du 18e et
désireux de rencontrer quelqu'un de la sous-direction, la réponse est
catégorique : « Impossible ». Est-ce que je peux téléphoner ou
prendre rendez-vous ? Nouveau refus, il me faut écrire. Je pars en me
promettant de retourner le plus rapidement à la haute direction pour avoir la
suite donnée à la manif et savoir si les salariés ont eu leur panier-repas.
Mais je suis sûr que je vais encore me faire jeter…
Jean Paul J.