Ils s’engagent à la MV : L’ingénieur et la fleuriste
Par Editeur le mercredi 25 mars 2009, 17:18 - Visages de La Maison Verte... - Lien permanent
Portraits de Bernard et Liliane, deux membres du Conseil de la Maison Verte
Bernard Serres a 73 ans. Il est membre de la Mission
Populaire Evangélique de France (MPEF) depuis 22 ans. Lorsqu’il intègre la
MPEF, il est installé à Nantes pour des raisons professionnelles :
« J’étais à la paroisse de l’Eglise réformée et puis je me suis rapproché
de la Fraternité. J’ai beaucoup apprécié son mode de fonctionnement fondé sur
le travail de terrain, le dialogue et l’ouverture ». Ingénieur en travaux
publics, puis responsable de la formation du personnel dans une usine, son
travail lui offre peu de disponibilité : « Je n’assumais pas de
véritables responsabilités mais je me suis investi dans le soutien à
l’insertion, les activités à destination des jeunes ou encore la tenue de
vestiaires ». Ce qui l’interpelle dans la Fraternité, c’est l’engagement
qu’elle implique : « Les Fraternités se sont crées dans des quartiers
populaires pour y implanter des centres sociaux. A travers l’action des envoyés
de la Mission Populaire, il s’y développe un esprit évangélique mais laïc. Le
principe fondateur étant le refus de l’injustice ». Lorsqu’il prend sa
retraite, il y a dix ans, Bernard Serres et sa femme retournent à Paris, d’où
ils sont originaires. Lui se rapproche de la fraternité de Trappes :
« Pendant longtemps il n’y a pas eu de pasteur à Trappes. Le Bureau
National de la Mission Populaire (dont il est élu secrétaire en 2000, ndlr) m’y
a donc envoyé en tant que représentant national ». Là-bas, il assume un rôle de
liaison et aide à résoudre les problèmes internes. « Il s’agissait de
difficultés de gestion. J’ai aussi aidé à formuler un projet pédagogique. J’ai
parfois mené un travail de médiation. Le tout avec peu de moyens et une foule
de besoins. » Pendant qu’il évolue à Trappes, sa femme s’investie à la
Cimade (service œcuménique d’entraide, ndlr). Aujourd’hui, il quitte Trappes
pour la Maison Verte : « Je serais bien resté mais il aurait fallu
que je prenne plus de recul, en tenant désormais compte de la présence du
pasteur Robert Mollet ». C’est alors que Stéphane Lavignotte et Jacques Vérot,
respectivement pasteur et président de la Maison Verte, lui « font signe
». « J’avais croisé Stéphane à la Fraternité de Grenelle et dans des
manifestations politiques », se souvient-il. Invité à intégrer le conseil
d’administration de la Maison Verte, il dit vouloir « connaître mieux les
activités ». « On réfléchit à formuler de nouveaux objectifs en fonction
du public auquel on s’adresse. Et puis j’aimerais développer davantage encore
la coordination entre les quatre Fraternités de la région parisienne (Foyer
Picoulet, Grenelle, Trappes, Maison Verte, ndlr). On ne communique jamais trop
».
Liliane Mathieu a 63 ans. Elle est depuis sept ans bénévole à la Maison Verte. Elle gère le vestiaire régulièrement et tient la caisse à chaque braderie. « Je veux mettre mon temps libre au profit d’associations utiles. En même temps, je m’occupe. C’est un service réciproque », explique cette ancienne fleuriste. Liliane Mathieu est également volontaire à l’hôpital Lariboisière. Elle y tient un petit commerce d’articles d’hygiène personnelle dont les bénéfices sont reversés à l’amélioration de l’environnement hospitalier à Paris. Il y a 14 boutiques semblables dans la capitale. « Nous avons pu financer la création d’une salle de classe à l’hôpital Necker pour les enfants dont le séjour hospitalier est de longue durée. Nous avons décoré des maternités ou encore créé un espace vert pour le service de gériatrie de l’hôpital Bichat », évoque-t-elle. De confession catholique, Liliane Mathieu trouve à la Maison Verte le moyen de mener de front une action sociale : « On doit pallier les difficultés de personnes démunies, qui n’ont plus de repères, explique-t-elle. On doit surmonter une souffrance psychologique très forte ». Le choix de se porter candidate à l’élection des nouveaux membres du conseil d’administration n’est pas anodin. Liliane Mathieu souhaite « faire prendre conscience aux membres du conseil des problèmes d’organisation de la Maison Verte ». En effet, elle estime que « beaucoup d’entre eux ne sont pas sur le terrain » et que le « regard d’un bénévole pourrait être bénéfique ». Liliane Mathieu pense que la Maison Verte a « beaucoup de potentiel » et c’est en misant sur l’avenir qu’elle entend faire valoir son point de vue en conseil d’administration.