Ciné-débat - "La résistance", deuxième partie : la cache des enfants juifs. Avec le réalisateur et un représentant de la CIMADE.
Par Editeur le lundi 15 septembre 2008, 12:22 - Agenda - Lien permanent

Projection de la seconde partie du documentaire "La Résistance" (diffusé sur
France 2), suivie d'un débat avec Christophe Nick, réaliseur de la
série documentaire (photo), et Jérome Martinez, délégué régional de la
Cimade.
Le dimanche 21 septembre 17h à la Maison Verte, 127-129 rue Marcadet, Paris 18ème, métro Jules Joffrin.
Sur le site de France 2 : des présentations, des interviews notament du réalisateur, des extraits du film etc.
D'un côté, il y a des organisations issues des communautés juives. De
l'autre, des associations caritatives de la société civile. Toutes se
retrouvent confrontées à deux barbaries antisémites, Dès les premiers jours de
l'occupation : celle des nazis, celle de Vichy.
Une dizaine d'organisations juives d'assistance se coordonnent Secrètement
Dès le 15 juin 1940, à Paris, en zone occupée. Une vingtaine d'associations
caritatives, protestantes et juives, se réunissent dans un comité à Nîmes, en
zone non occupée, à partir de novembre 1940. Chacune d'elles, avec ses leaders
charismatiques, se retrouve en première ligne, dans les camps d'internement,
les orphelinats, les soupes populaires, pour prendre en charge les persécutés.
Elles sont entraînées dans une course contre la mort qui, petit à petit, les
oblige à convaincre les forces morales du pays, à pratiquer des activités
illégales, à entrer en résistance.
Quand les nazis décident de la solution finale, l'Etat français accepte d'être complice de la Shoah. Les rafles de l'été 1942 condamnent à mort plus de 23 000 Juifs en quelques jours. Le choc dans l'opinion est tel qu'une partie de l'Eglise catholique, poussée par les activistes, sort du silence et, peu à peu, en appelle au devoir de solidarité de l'ensemble de la société. Les associations aident alors des dizaines de milliers de Juifs à se fondre dans la société civile, malgré la chasse aux Juifs lancée par les nazis et Vichy. Les enfants sont la priorité absolue. Une gigantesque entreprise de camouflage commence. 76 000 Juifs de France vont disparaître dans la Shoah. Mais grâce à cette mobilisation, et d'abord à celle des Juifs eux-mêmes, 250 000, soit les trois quarts des Juifs résidant en France, vont y échapper. Cette forme de résistance, méconnue, est pour la première fois présentée dans sa globalité.