Le 27 janvier, la Maison Verte s'est associée à l'inauguration d'une stèle à la mémoire des 90 très jeunes enfants juifs déportés (et tous assassinés par les Nazis) habitant dans le 18ème arrondissement de Paris. Cet événement était organisé par l’AMEJD (association pour la mémoire des enfants juifs déportés) du 18ème. La particularité de ces très jeunes enfants déportés est que n’étant pas encore scolarisés, leurs noms ne sont pas inscrits en mémoire, dans les écoles du 18ème. On peut désormais lire un texte présentant ces événements à l'entrée du parc et voir la stèle dans le square Léon Serpolet (connu sous le nom de "square Léon" ou square de la rue des Cloys). J'étais donc présent lors de la cérémonie, qui a rassemblé de nombreuses personnes et représentants (mairie, autres associations). A cette occasion, ont été cités les noms et âges de chacun des enfants, ce qui "humanise" un peu ce que l'on considère comme "une tragédie", mais qui reste souvent dans les esprits un amas de monstruosités sans en prendre les traits précis de ces noms ou visages d’enfants. Pour moi, ce sont davantage ces instants imaginables et le cas de tel ou tel enfant (comme d’autres tragédies à ce moment) qui me rapprochent de ces malheurs, souffrances, destinées, qu’une évocation vague et massive à coup de “millions“ ou d’adjectifs ou encore de “termes convenus en la circonstance“, qui me forcent au souvenir et à la sympathie (au sens littéral). La Maison Verte renouvelle son soutien inconditionnel à ceux qui se battent pour la mémoire des hommes , femmes et surtout enfants, qui ont souffert. Cela nous permet d’ouvrir les yeux, davantage, sur nos responsabilités vis-à-vis de nos prochains. Qu’ils soient nos voisins, comme à l’autre bout de la planète d’ailleurs. A tous les promeneurs et lecteurs de notre petit journal, je vous propose donc, à l’occasion, de vous recueillir un instant devant cette stèle et de ressentir la révolte, la compassion et l’envie d’agir que cela provoque.

Jacques VEROT, président des amis de la MV
Nous avons accueilli le mois dernier pour un concert Catherine Joussellin, petite fille du Pasteur Joussellin. Ce fut pour nous une grande émotion. Nous commençons avec Pascal Guillot à travailler pour voir comment rendre hommage et rendre vivant ce souvenir.