Organisée par le Collectif des Indigènes d’Île de France, en collaboration avec La Maison Verte. Les organisateurs assureront sur place de quoi rompre le jeûne du Ramadan pour les jeûneurs.

Des extraits du libre ici.

Présentation de l'éditeur Féminisme, laïcité, devoir de mémoire, liberté d'expression, droit au blasphème et à la critique des religions... De ces principes incontestables, la classe politique française, le microcosme intellectuel et les grands médias font aujourd'hui un usage particulièrement retors. Au travers de "débats" mal posés - l'"insécurité", les "tournantes en banlieue", le "problème du voile islamique", la "repentance coloniale", l'"impossibilité de critiquer l'islam" -, ils construisent un même ennemi, ou un même bouc émissaire : le jeune issu de l'immigration postcoloniale et de culture musulmane. Car c'est bien lui qui finalement se retrouve toujours accusé de menacer la sécurité des biens et des personnes, la condition des femmes, la laïcité de l'école, la fierté nationale et "notre tradition libertaire". Pierre Tevanian montre en somme, citations à l'appui, que le féminisme, la laïcité, la mémoire et la liberté d'expression sont devenus, dans un nombre croissant de discours politiques et médiatiques, les métaphores d'un racisme qui ne dit pas son nom. Il montre qu'au sein même de la République se construit peu à peu une véritable culture du mépris.

Biographie de l'auteur Pierre Tevanian, professeur de philosophie, est coanimateur du collectif Les mots sont importants (www.lmsi.net). Il a notamment publié Dictionnaire de la lepénisation des esprits, Le Ministère de la peur, Le Racisme républicain (L'Esprit frappeur), Le Voile médiatique (Raisons d'agir) et Les filles voilées parlent (Les Arènes, en collaboration avec Ismahane Chouder et Malika Latrèche).