la Mission Populaire Evangélique de France est créée en 1872 par un pasteur écossais, Robert W. MacALL. Dès 1873, il ouvre une première « boutique d’évangélisation » boulevard Ornano, dans un café loué pour évangéliser le milieu ouvrier. Elle se déplace plus tard rue de Clignancourt, où elle devient « verte » en raison de la couleur de ses murs et volets… En 1905, elle se transplante rue Marcadet et devient une véritable « maison de quartier ». À cette adresse depuis l’entre-deux guerres, les locaux actuels sont édifiés en 1960, alors que se développent des activités à dominante sociale.

Pendant la deuxième guerre mondiale, avec le pasteur Jean Joussellin et la responsable éclaireuse Renée David, une centaine d'enfants juifs du quartier sont "exfiltrés" dans un château de la région parisienne sous couvert du CPCV, centre protestant des centres de vacances.
Dans les années 70-80, Charly et Vereine Heidrich travaillent avec les militants de la gauche prolétarienne, avec les travailleurs arabes de la Goutte d'or, avec le Centre du christ libérateur du Pasteur Doucet. La Maison Verte accueillera la chapelle ardente de Pierre Overney, la conférence de presse du lancement de Libération...

Selon les objectifs de la Mission Populaire Evangélique de France, comme dans les autres « Fraternités », la Maison Verte agit pour que, sur la terre où nous vivons, la justice remplace l’exploitation ; la fraternité remplace l’oppression ; le partage remplace le pillage ; la dignité remplace le mépris.

Puisée dans le Christianisme social, cette présence évangélique de partage et d’actions auprès des milieux populaires est mise en œuvre selon notre histoire et la réalité humaine de notre implantation locale.