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  <title>La Maison Verte, Fraternité de la Mission Populaire Evangélique (Paris 18) - Revue de presse</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 18:55:19 +0200</pubDate>
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    <title>Ce que l'écologie française doit au protestanstisme - La Croix - 18/10/2007</title>
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    <pubDate>Tue, 23 Oct 2007 12:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Revue de presse</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Rarement évoqué, difficile à évaluer, l'impact du protestantisme sur
l'écologie française est pourtant réel.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quand on ne représente que 2 % de la population française, difficile de
faire valoir une influence… Sans doute est-ce d’abord pour cette raison que
l’impact du protestantisme dans les milieux écologistes est difficile à évaluer
en France, à l’inverse de l’Allemagne ou des pays du Nord où ce lien est
largement reconnu (Lire La Croix du 01/09/2007). La sensibilité des milieux
protestants à l’écologie est pourtant réelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les protestants sont deux fois plus nombreux que les Français pris
dans leur ensemble à être membre d’une association environnementale ou à être
prêt à s’y engager » souligne le sociologue Claude Dargent, spécialiste du
protestantisme . « Ce n’est pas négligeable, même si on est sur de petits
chiffres. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« S’il existe des liens entre les milieux protestants et les milieux
écologistes, ce sont des liens liés à des personnalités et à des intellectuels
», souligne de son côté Jean-Luc Bennahmias, député européen écologiste,
lui-même fils et frère de pasteur. Celui qui fut fondateur des Verts en 1984,
se souvient néanmoins d’une enquête réalisée au sein du parti dans les années
1990 qui « montrait une surreprésentation des protestants parmi les
militants ». « Entre 5 et 7 % se définissait comme d’origine protestante, alors
que les protestants ne sont que 2 % dans la population française. » Le
protestant &amp;quot;Ellul fut mon maître&amp;quot;, affirme Mamère L’influence du protestantisme
français, ce fut d’abord l’influence de grandes figures intellectuelles et
militantes, Jacques Ellul et Joseph Charbonneau. Des militants écologistes
comme José Bové ou Noël Mamère reconnaissent aujourd’hui leur dette envers avec
Ellul et sa critique de la société technicienne. « Ma sensibilité
écologique vient de Jacques Ellul, philosophe et théologien protestant, qui fut
mon maître », a déclaré Noël Mamère dans Témoignage chrétien en 2002. Ellul m’a
enseigné l’engagement au sens large. Il m’a appris à rester un homme
debout. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations ne furent pourtant pas toujours simples entre le
« prophète » Ellul et les écologistes français. « Beaucoup lui
reprochaient son hostilité au communisme et sa méfiance envers le politique,
rappelle Olivier Abel, professeur de philosophie à l’Institut protestant de
théologie. Mais après une période d’incompréhension, beaucoup reconnaissent
aujourd’hui qu’Ellul fut le pédagogue de leur protestation et de leur
résistance. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourtant peut-être dans les familles protestantes qu’il faut aller
observer les liens entre protestantisme et écologies. D’abord par une passion
partagée pour la théologie et les sciences naturelles. « Il est assez
frappant de voir, du XVIe siècle jusqu’à aujourd’hui, la différentiation des
tâches dans les familles protestantes, les uns devenant pasteurs, les autres
naturalistes, remarque Otto Schäfer, botaniste et pasteur. On trouve très
souvent les cas suivants : un père pasteur dont le fils devient
naturaliste, ou, de deux frères, l’un qui devient pasteur, l’autre naturaliste,
avec des trajectoires qui sont perçues comme complémentaires. » Un groupe
de réflexion monté par de jeunes pasteurs De même l’enthousiasme pour des modes
de vie alternatifs dans les années 1960-1970 qui conduisit de nombreux jeunes
protestants dans des communautés de vie en Ardèche ou en Ariège a laissé sa
trace dans les familles protestantes. « Il n’y a pas une famille protestante où
je ne puisse trouver quelqu’un qui est parti dans ces communautés-là, raconte
Olivier Abel. Un fils Ricœur ou un fils Casalis sont ainsi partis, toutes les
familles protestantes ont été concernées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, les fils de la rencontre entre protestantisme et écologie ne
sont pas rompus, même si l’impact réduit des Églises dans la société française
rend cette présence plus ténue. « L’un des lieux de rencontre entre le
protestantisme et l’écologie a été et reste le scoutisme » souligne d’une
même voix, Otto Schäfer et Jean-Luc Bennahmias, lui-même ancien éclaireurs de
France où il a appris le sens de l’engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les trajectoires ne sont pas à sens unique : elles peuvent aussi
aller de l’écologie au protestantisme. Stéphane Lavignotte, ancien responsable
des jeunes Verts est devenu pasteur réformé, aujourd’hui en poste à la Maison
verte, à Paris. Autour de lui, un groupe d’une vingtaine de jeunes pasteurs
s’est créé pour réfléchir aux liens entre Bible, création et écologie.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Elodie MAUROT&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;/pre&gt;</description>
    
    
    
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