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  <title>La Maison Verte, Fraternité de la Mission Populaire Evangélique (Paris 18) - Ça se passe à la MPEF...</title>
  <link>http://blog.lamaisonverte.org/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 19 Jul 2008 21:59:43 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Résister à la prédominance de l'économie dans la vie sociale. De proche en proche.</title>
    <link>http://blog.lamaisonverte.org/post/2008/04/19/De-proche-en-proche</link>
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    <pubDate>Thu, 01 May 2008 23:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ça se passe à la MPEF...</category>
        <category>capitalisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.lamaisonverte.org/public/./.jesusgap_s.jpg&quot; alt=&quot;jesusgap.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;jesusgap.jpg, juil 2008&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Mission populaire évangélique, la Fédération de l'entraide protestante et
Soleil et Santé se sont réunis avec leurs partenaires Suisses, en particulier
d'Evangile et travail les 21-22-23 septembre 2007 à Genève pour réfléchir
comment &amp;quot;Résister à la prédominance de l'économie dans la vie sociale&amp;quot;. Cette
réunion a donné lieu à un numéro de notre revue &amp;quot;Partage&amp;quot; a rendu compte. En
voici l'introduction.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« Mettre le non au service d'un oui». Cette phrase de Guy Botinelli
sert de canevas à cette tentative de reprise de nos débats de Genève. Ce texte
– qui s'inspire librement des idées émises lors de la rencontre - se veut un
« arrêt sur image » de notre réflexion, un compte-rendu d'étape pour
permettre à chacunE et chaque Frat' de continuer le film, la course, le
débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est notre « non » ? Nous questionnons la valeur : nous
faisons une différence entre le confort matériel et la vraie richesse,
n'oubliant pas que Calvin appelait à se concentrer sur la richesse de Dieu.
Nous favorisons l'enrichissement collectif, compris comme un avancement, un
développement qualitatif collectif. Quelle est pour nous la vraie valeur ?
Est-ce l'autonomie ? La relation ? Nous constatons en tous cas, que
le système économique actuel entraîne inégalités, désastres écologiques,
idolâtrie des fausses richesses, expulsion des moins qualifiés vers le néant,
frustration généralisée. Nous devons réfléchir ce qui dans nos vies
(collectives, individuel) peut être géré par le marché « sauvage », ce qui
doit être régulé, ce qui nécessite que nous nous battions pour que ce soit
protégé voir sanctuarisé. Où se placent le social, le médico-social,
l'environnement, l'amour ou l'amitié ? En même temps, nous savons que
caricaturer le capitalisme risque de le transformer en idole, au risque d'en
être fasciné, d'en surestimer la cohérence et la force, et de se condamner à
l'impuissance. Nous ne savons si nous devons parler « du »
capitalisme ou « des » capitalismes.Y-a-t-il des formes de
capitalisme acceptable ? Nous ne savons pas si le capitalisme court vers
son auto-destruction ou si sa souplesse lui permettra de s'adapter à toutes les
limites qui apparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voulons interroger notre « non » et nos propres pratiques.
Nous devons réfléchir aux mots que nous employons, à la pluralité des réalités,
savoir rentre dans l'intérieur du fonctionnement du système pour se donner une
chance d'y changer quelque chose. En s'inspirant de Calvin, nous nous rappelons
que le capitaliste n'est pas un diable mais un prochain. Nous devons aller
chercher dans la réalité économique ce qu'il y a aussi de fonctionnement
différent dans les PME, les logiques non-marchandes, de coopération, de
diversification de consommation, de finances alternatives... Nos propres
pratiques nous posent de nombreuses questions. Ne produisons-nous pas nous
aussi des attitudes consuméristes, avec une « consommation » de
social ou une « surconsommation » de vêtements d'occasion ? Les
entreprises d'insertion ou les services de proximité ne participent-elles à la
généralisation de la précarité ? Les colis alimentairent alimentent-ils la
« mal-bouffe » ? Que faire de nos contradictions : produits bios
ou consommation populaire ? Importer des produits équitables du sud ou
acheter des productions locales économes en CO2 ? Faut-il réduire les
subventions pour augmenter notre indépendance (au risque de tomber dans quelle
nouvelle autre dépendance ?) ou augmenter les subventions pour accentuer les
contradictions chez nos subventionneurs ? Respecte-t-on ce qui est
gratuit ? La gratuité produit-elle de l'assistanat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le « oui » que nous servons... Nous constatons que dans les
Fraternités et dans leurs proximités se développent des logiques alternatives
au système dominant : Plusieurs Fraternités servent de dépôt à des paniers
bios ou Amap (association pour le maintien de l'agriculture paysanne). Le don
et le contre-don fonctionnent dans diverses activités, comme la récupération
des vêtements ou les repas préparés en commun. Nous utilisons régulièrment des
produits bios ou issus du commerce équitable. Certaines Frats placent leur
argent dans les finances solidaires, comme Oïkocrédit qui soutient le
micro-crédit au Sud. Plusieurs Frats animent ou sont à l'origine d'entreprises
d'insertion. Plus fondamentalement, nous avons le sentiment que notre capacité
à faire vivre des lieux où les relations, la convivialité, la découverte de
l'autre, la capacité de réfléchir son projet personnel sont premiers, permet
d'offrir le lien social comme alternative aux biens marchands, « les liens
plutôt que les biens ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces pratiques concrètes que nous pouvons développer : - Faire
un travail d'éducation populaire sur le « savoir consommer » ou
« savoir regarder la télévision », en particulier la publicité : nous
ne devons pas sous-estimer que le capitalisme ne produit pas que des objets,
mais aussi des valeurs (en cela, il est idole) et que c'est cela qu'il faut
permettre d'interroger ; offrir une porte de sortie à la surenchère
publicitaire et technique (plus de bruit, d'arrogance, de vitesse) pour
permettre de réentendre les bruissements de la nature, de la vie, des autres,
de l'Esprit. - Offrir des lieux de paroles pour échanger sur nos boulots, nos
consommations, nos contradictions. Il s'agit de permettre à chacun de se poser
les questions qui permettent de décider de sa vie (qu'est-ce que réussir ?
Tout doit-il servir ? Faut-il de l'utile ou du rentable ?...), de
« redonner confiance » pour que puisse se réaliser des « ta foi
t'a sauvé ». - Cela peut passer aussi par des actes concrets : Favoriser
l'auto-production avec le retour de l'agriculture vivrière des jardins ouvriers
et les savoirs-populaires qui vont avec ; soutenir la
syndicalisation ; soutenir l'auto-organisation des personnes issues de
l'immigration, des chômeurs, des jeunes, des anti-pubs... ; être des
actionnaires remuants ; developper le micro-crédit ici (sécuriser et
adapter les pratiques de tontine) ; soutenir les SELS et autres monnaies
locales ; favoriser la réparabilité des objets et donc un
« après-vente » intelligent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quoi cela sert-il ? Nous ne voulons et n'avons pas les moyens de
rentrer dans une logique de puissance ou de rapport de force. Toutes les
alternatives ne peuvent à elles seules se substituer au système dominant. Un
autre monde est possible, mais son avènement n'est pas du pouvoir de celui-là.
Alors, nos alternatives servent-elles à quelque chose ? L'avènement du
Royaume n'est pas de notre ressort, mais nos pratiques sont signes et paraboles
de ce Royaume dont nous avons la charge de préparer les chemins. Nos pratiques
inaugurent d'autres monde possible. Que le capitalisme s'auto-détruise ou pas,
nos pratiques sont des réservoirs de renaissance : pour demain mais déjà
pour des résurrections – individuelles et collectives - ici et maintenant. Nous
réaffirmons en pratique la dignité de l'humain et de la création en général.
Nous desserrons ici où là quelques vis du mécano, nous faisons quelques
brèches, espérant participer à la chute des murailles, espérant qu'y passe de
l'air pour que le monde soit plus respirable. De poche en poche, de proche en
proche, ces zones plus vivables, ces espaces humains s'étendent. Dans ces
espaces, la relation humaine, les personnes, la vie redeviennent le centre
d'intérêt. On peut espérer s'y dégager des logiques dominantes pour ne plus
vivre en victime, ne plus être écrasé, ne plus penser que c'est inéluctable.
Nous sommes dans ce monde, mais on peut alléger le poids des logiques de ce
monde. La tentation existe, mais on peut ne pas y être soumis. Le mal existe,
mais on peut ne pas être lié par lui. Pour parodier Paul, nous sommes mariés à
ce monde mais nos pratiquent proposent d' y vivre comme n'y étant pas
mariés.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>« Fidèle ? Toi-même ! »</title>
    <link>http://blog.lamaisonverte.org/post/2007/02/03/Fidele-Toi-meme</link>
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    <pubDate>Sat, 03 Feb 2007 19:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ça se passe à la MPEF...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du 14 au 16 janvier a eu lieu le traditionnel « stage de la
cafetière » de la Mission populaire évangélique. Sujet traité cette
année : fidèles, infidèles, païens ! Ça a phosphoré sec…&lt;/strong&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.lamaisonverte.org/public/paiens.JPG&quot; alt=&quot;paiens.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« Comme chaque année depuis 1974, une trentaine de personnes se sont
réunies pour le « stage de la cafetière » à la fin janvier en
Franche-Comté. Ce qui est au départ un stage biblique s’est transformé au fil
des années en atelier de réflexion tous azimuts – avec une forte dominante
biblique malgré tout mais mêlant philo, socio, littérature, expérience
personnelle – sur des grands sujets. Membres de la Mission populaire, des
équipes ouvrières protestantes, habitants de Vandoncourt (Doubs) accueillant le
stage, tous ont réfléchi cette année au thème : fidèles, infidèles,
païens. Ci-dessous, les notes de l’exposé qu’a partagé Christine Woodard,
équipière locale de la Maison Verte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Suite à un programme télé sur la fidélité dans le couple, de nombreuses
questions me sont venues à l'esprit, et je les mets sur papier comme un point
de départ pour des échanges. Mais il faut peut-être d'abord se mettre d'accord
sur la fidélité dont on parle. Pour moi, la fidélité doit être
inconditionnelle, un engagement, une constance, qui restent valables même quand
les circonstances ou l'objet de la fidélité, ont changé. Sinon, cela ne me
semble pas de la fidélité. Mais pendant le stage, pour beaucoup, ce n'était pas
aussi catégorique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fidélité est un moyen de se protéger de l'incertitude, de l'insécurité
mentale. Elle permet de ne pas se poser de questions sur soi, sur ses idéaux,
son parti politique, sa religion. Elle permet de s'empêcher de grandir, de
refuser la réalité, d'avoir une vision simple du monde. La fidélité peut éviter
de douloureux cas de conscience ( fidélité à l'Etat d'Israël quoiqu'il fasse).
La fidélité rend plus efficace, on applique une &amp;quot; formule&amp;quot;. Dans un monde
technologique et attaché au résultat, c'est apprécié. Le fidèle, la fidélité
s'érigent en valeur morale. L'infidèle est considéré comme une girouette
égoïste. Et le fidèle se permet même de tuer l'infidèle. Historiquement, la
fidélité n'a-t-elle pas été plus source de violence que l'infidélité? (
fidélité inconditionnelle à une idée quoiqu'il arrive, idée qui peut être mal
comprise). Les sectes marchent sur ce principe de fidélité: déclencher chez la
personne affaiblie ce déclic qui la rendra fidèle. Les artistes sont souvent
des &amp;quot;infidèles&amp;quot; ( Gauguin, Brel…) qui rompent avec leur vie pour pouvoir vivre
leur créativité. Et Abraham?Et Jésus?… Fidélité à ce qu'est l'autre ? ou à
l'idée qu'on s'en fait. La question se pose pour le couple ou pour n'importe
quelle relation à une personne, un groupe ou une idée. La fidélité peut même
être égocentriste et tournée vers soi-même, non ouverte à l'autre,
contrairement à la première impression.La vraie fidélité serait de faire pour
l'autre ( couple, famille, relation etc…) ce qui est vraiment bon pour lui.
Est-ce à nous de décider et éventuellement cacher la vérité ( désamour dans un
couple, malade condamné…) ? De quel droit s'arroge-t-on cette position
supérieure ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Euthanasie, suicide assisté, dire la vérité au malade, l'accompagner vers la
mort, ne pas lui &amp;quot;voler&amp;quot; sa mort, ou choix de l'acharnement thérapeutique. Dans
les soins périnataux, tout mettre en œuvre pour sauver coûte que coûte un
nouveau-né très prématuré, visiblement très handicapé, ou ayant beaucoup manqué
d'oxygène, sans penser aux conséquences pour l'enfant, pour la famille, pour la
société. ( la question se poserait-elle différemment dans les sociétés dont la
culture intègre le concept de réincarnation ?) Les décisions du corps médical
vont dépendre de l'interprétation qu'on se fait du serment d'Hippocrate. En
Belgique,des familles d'enfants &amp;quot;sauvés&amp;quot; ont été poser la question aux médecins
des maternités impliquées. Intervient ici aussi la complexité de la médecine
actuelle et le fait que le médecin qui a sauvé l'enfant ne sera pas celui qui
le suivra plus tard, et n'en verra donc pas les conséquences. Joue aussi
l'importance donnée aux statistiques qui représenteraient un progrès ( chute de
la mortalité prénatale, quelles qu'en soient les conséquences, ou augmentation
de la longévité à l'autre extrême de la vie ) …ou permettraient d'avoir plus de
subventions. Dans tous les cas la fidélité à Hippocrate et ce qu'il représente
est une solution &amp;quot;facile&amp;quot;. Ce qui est vrai pour la médecine l'est aussi dans
d'autres domaines, par exemple les idées &amp;quot;de gauche&amp;quot; peuvent avoir des
conséquences perverses ( protection automatique du &amp;quot;pauvre&amp;quot; face au &amp;quot;riche&amp;quot; ,
ce qui en fin de compte peut le pénaliser ou le pousser à refuser tout
changement)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fidélité à soi ? Qu'est-ce que &amp;quot; soi&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eriger la fidélité en haute valeur morale me semble un piège dangereux, cela
évite de s'interroger et de se remettre en question tout en se drapant de
moralité. Nous avons d'ailleurs tendance à ériger en morale transcendante une
particularité humaine, ou animale, qui aide à la survie du groupe pendant des
périodes de danger ( solidarité, fidélité …). C'est peut-être là la première
question qu'il faudrait étudier.&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La cafetière, l’éducation populaire façon Miss Pop : Les intellos c'est vous !</title>
    <link>http://blog.lamaisonverte.org/post/1970/01/01/La-cafetiere-leducation-populaire-facon-Miss-Pop-%3A-Les-intellos-cest-vous</link>
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    <pubDate>Fri, 22 Sep 2006 23:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ça se passe à la MPEF...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Vous ne le saviez peut-être pas, mais vous êtes un super-intello tout à fait
au point pour participer au plus top et compote des ateliers le 3 octobre et
pourquoi pas en janvier aussi top compote colloques du monde, la cafetière.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Premier rendez-vous de l'année de la cafetière : mardi 3 octobre 20h30
à La Maison Verte. Ouvert à toutes et tous !&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;Les grands exposés de grands spécialistes vous fatiguent ? Moi, au
contraire j’aime bien, mais je vous comprend. Quand ils déblatèrent vous vous
trouvez bête ? Alors là, moi aussi, mais ça me fait du bien qu’on me
rabatte de temps en temps (pas trop souvent) mon égo. En tous cas, il y a une
autre manière de réfléchir que celle-là, je ne la connaissais pas, je l’ai
rencontré et j’ai adoré : la Cafetière. La cafetière c’est comme un super
goûter où tout le monde amène, les uns du thé ou du café – plus ou moins fort -
d’autres des gâteaux – plus ou moins réussis – et certains juste leur fraise.
L'an dernier ça ressemblait à cela au Foyer de Grenelle (mais cette année, ça a
aussi lieu à La Maison Verte) : une fois par mois, des personnes se sont
réunies. Le thème était &amp;quot; modes et modèles &amp;quot;. Plusieurs sont allés voir une
exposition sur l’histoire du costume masculin et nous l’ont raconté. Un autre
nous a projeté un DVD – &amp;quot; Qui êtes vous Polly Maggoo ? &amp;quot; de William Klein
– et on a discuté de l’image que cela donnait de la mode. On a eu des exposés
avec des questions plus sérieuses qu’il n’y paraît – L’humain a-t-il commencé à
s’habiller parce qu’il perdait ses poils ou l’inverse – et lu des textes du
Proche-Orient ancien où un demi-dieu à moitié bête sauvage se faisait déniaiser
par une prostitué et grâce à cela se mettait à manger du pain, de la bière,
s’habiller et tombait amoureux d’un autre demi-dieu. Bref, à être civilisé.
Puis, entre le 8 et le 10 janvier, on a retrouvé d’autres membres des
Fraternités de la Mission populaire évangélique près de Montbeliard, là où est
née la Cafetière, avec les Equipes ouvrières protestantes. On a donc commencé
par remplir un &amp;quot; garde-manger &amp;quot; : tout le monde a dit les exposés ou
animations qu’il proposait aux autres. Ça allait de l’exposé de 5 minutes de la
grand-mère qui voulait offrir sa réflexion sur cet internet qui mobilise ses
petits-enfants, à l’animation biblique proposée par un animateur biblique
régional, en passant par la visite* d’une église catho construite par des
artistes contemporains des années 50 (notamment Fernand Léger), des lectures
d’articles ou d’extraits de bouquins suivis de débats, et une kyrielle de
petits ou grands exposés sur les fringues du christ, l’image des femmes dans
l’ancien testament, l’histoire de la mode, le sens de la carricature etc.
Certains n’ont rien exposé mais donné – ou non ! – leur avis. De chacun
suivant ses moyens (et ses envies !) à chacun selon ses besoins (et ses
couriosités). Le tout a été rythmé par des repas très succulents préparés par
des habitants du village et des soirées tarot (j’ai appris à y jouer !) arrosés
d’eau de vie locale… Ça recommencera l’an prochain, c’est pas triste,
enrichissant intellectuellement et humainement. Et c’est ouvert à vous si ça
vous tente !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stéphane Lavignotte&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;certains en ont profité pour faire une heure de marche dans la campagne
franc-comtoise pour y aller&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Une confession de foi de la Mission Populaire</title>
    <link>http://blog.lamaisonverte.org/post/2005/11/09/Une-confession-de-foi-de-la-Mission-Populaire</link>
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    <pubDate>Wed, 09 Nov 2005 19:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ça se passe à la MPEF...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;La Mission Populaire Évangélique de France a tenu dans la ville de La
Rochelle à la Pentecôte 2004 son 3ème congrès national. Elle a adopté une
Confession de foi qui reflète et engage son insertion dans le monde.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.lamaisonverte.org/public/mpef1.jpg&quot; alt=&quot;mpef1.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;mpef1.jpg, juil 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;À l’heure de la régionalisation et des grands ensembles supranationaux,
Quand la liberté de circulation est plus grande pour les marchandises que pour
les humains, Quand la télévision et la publicité sont devenues les principales
directrices des consciences, Alors que le zapping, le libre-service et la
communication virtuelle tendent à prendre le pas sur la fidélité à long terme,
la militance et la rencontre des personnes… Et malgré le désavantage infligé à
notre forme de parole par le tapage et le simplisme que lui préfèrent les
grands médias, Nous ne pensons pas que ce monde court à sa perte ou qu’il
serait moins digne d’être aimé aujourd’hui que dans le passé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi nous nous engageons ensemble à réinvestir le champ politique
en donnant à l’action sociale que nous menons déjà plus d’impact public et plus
d’effet sur les gouvernants. Nous revendiquons nos responsabilités en éducation
populaire car nous savons que l’éducation est un instrument politique de
libération quand elle se présente comme un travail d’échanges entre égaux et
non comme une œuvre de formatage intellectuel et moral. Aussi, nous voulons que
chaque fraternité reconsidère son programme d’éducation populaire à la lumière
des enjeux sociaux d’aujourd’hui, en solidarité avec les ouvriers et les
employés souvent menacés de précarité, et en dialogue avec les autres
catégories sociales. C’est dans cette perspective aussi que nous situons notre
combat pour une laïcité de dialogue et de débat entre les convictions et les
croyances, appuyée sur une pratique exigeant respect et lucidité. Nous voulons
continuer à entretenir des relations de voisinage chaleureux là où nous vivons,
tout en faisant de nos bâtiments des espaces prophétiques d’asile et de
bien-être pour ceux que le Dieu de miséricorde, les accidents de la vie et
l’injustice mondiale nous donnent d’accueillir. Pour accomplir cette mission,
nous avons besoin d’être éduqués, écoutés et fortifiés. Qu’il s’agisse
d’information politique ou d’entraînement pédagogique, nous tenons à y
appliquer la méthode d’échange et de l’écoute de tous par tous, car ce qui est
bon pour les alphabétisés ne doit pas être jugé mauvais pour les
alphabétiseurs. Et nous aurons besoin d’interrompre parfois nos activités pour
trouver le temps d’améliorer notre langage, de vivre en fête et de cultiver la
créativité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous ancrons notre engagement dans cette conviction :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu est vivant, Par lui nous vivons, Nous voulons vivre en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le connaissons par l’intermédiaire de Jésus. Jésus est notre frère et
notre Christ. C’est lui qui nous révèle la face humaine de Dieu. Il est la clef
des Écritures où les revendications des hommes et la vision des prophètes
s’affrontent pour faire surgir en nous la Parole de Dieu. Ainsi, et par les
rencontres de la vie quotidienne, l’Esprit élit domicile en nous pour nous
enseigner l’amour inconditionnel de Dieu pour tous les êtres vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons à cette nouvelle : Dieu gouverne nos vies. Il le fait
selon l’image que Jésus nous a donnée de lui Il est l’unique pouvoir légitime.
Il n’existe pas dans l’univers aucun autre pouvoir qui trouve en soi-même sa
légitimité Nous croyons que la foi au Dieu des Écritures est capable de sauver
le monde des catastrophes et les gens du désespoir Nous affirmons que le
malheur n’est pas fatal et que le bonheur n’a pas à être honteux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas les seuls enfants de Dieu : tous les chercheurs
d’absolu sont notre parentèle. Nous croyons que Dieu fait tous les hommes
différents et égaux , les uns fidèles et les autres athées, pour élargir
l’espace de vérité Notre communauté rassemble des croyants et des
incroyants : Ils partagent la logique qui libère et l’Évangile qui
nourrit. Nous vomissons l’indifférence Nous méprisons l’intolérance Nous
combattons le fanatisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Dieu nous donne l’humanité pour famille et, ami ou ennemi, chaque être
humain garde le droit de manger notre pain. Nous ne confondons pas l’hôte
pacifique et l’envahisseur sans respect Mais nous savons que nos portes doivent
rester ouvertes à l’étranger et au pauvre sans abri - Et aucune puissance n’a
le droit de les fermer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Si on causait ?</title>
    <link>http://blog.lamaisonverte.org/post/2006/10/10/Si-on-causait</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6f7f9dda3df827625e9c6f6b1f390d22</guid>
    <pubDate>Mon, 10 Oct 2005 18:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ça se passe à la MPEF...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Rencontre des équipiers de la Mission populaire le week-end du 22-23-24
septembre 2006 à Rouen &lt;img src=&quot;http://blog.lamaisonverte.org/public/./.DSCF0004_s.jpg&quot; alt=&quot;DSCF0004.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Chaque année à la rentrée, se réunissent les « équipiers » de la
Mission populaire évangélique. Les équipiers sont les permanents qui - pasteur,
directeur, ou autres - assument l’animation des postes locaux de la Mission
populaire comme La Maison Verte. Cette rencontre est une occasion de découvrir
les nouveaux venus, pour les nouveaux d’échanger avec les anciens. J’ai ainsi
pu rencontrer Jean-Jacques Dietsch qui fut le pasteur de La Maison Verte entre
1980 et 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est aussi une occasion de faire remonter les questions de « la
base » à la direction nationale. En l’occurrence, les équipiers ont fait
remonter la question de la « fonction employeur » : la MPEF ne
devrait-elle pas s’entourer de plus de compétences en terme de droit du travail
et de gestion des ressources humaines ? Qu’en est-il des différences de
conditions de travail dans les différents Fraternités de la Mission
Populaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le sujet principal était la question de savoir quelle parole publique
pouvait et devait avoir la Mission populaire. Le travail a eu lieu à partir
d’un exposé du théologien suisse Henri Mottu, de textes proposés par les
participants et d’études de textes bibliques. Henry Mottu a insisté sur la
présence du terme grec parrhêsia lors de nombreuses annonces publiques de Jésus
(Mc 8,32, Jn 7,26, Ac 28,30-31, Eph 3,12) : ce mot signifie liberté,
courage, dire les choses ouvertement etc. Pour lui, l’objectif est d’
« identifier le Dieu vivant en relation avec les idoles ». Il s’agit à la
fois de ne pas laisser Dieu être transformé en idole qu’on n’aurait pas le
droit de critiquer et inversement s’autoriser à critiquer les puissances du
monde (argent, pouvoir, science, technique) qui se posent en idoles
intouchables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle spécificité de la parole de la MPEF ? Face à la saturation des
expressions dans l’espace public, n’est-ce pas de faire remonter la parole des
milieux populaires ? En cela l’expérience des EOP, équipes ouvrières
protestantes, présentées lors de ce week-end est précieuse. Elles organisent
des groupes de parole sur l’actualité . Une piste pour la Maison Verte dans
l’optique des élections de 2007 et 2008 ?&lt;br /&gt;
Stéphane Lavignotte&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Mission Populaire, un temps de recharge évangélique</title>
    <link>http://blog.lamaisonverte.org/post/2006/12/07/Mission-Populaire-un-temps-de-recharge-evangelique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:24a53590ffddfa819cc6d3193b6c7f02</guid>
    <pubDate>Mon, 11 Jul 2005 00:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ça se passe à la MPEF...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Un article de Benoît HERVIEU-LÉGER paru dans Réforme à l'occasion du Congrès
de la Mission populaire évangélique de Pentecôte 2004. Un bon état des lieux de
la Mission populaire !&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Article paru dans Réforme à l'occasion du Congrès de la Mission populaire
évangélique de Pentecôte 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Benoît HERVIEU-LÉGER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’histoire a commencé un soir de 1871, dans un bistro de la butte
Montmartre. De séjour dans ce Paris qui a senti passer le vent de la Commune,
le pasteur méthodiste écossais Mac All s’entend dire par un ouvrier : «Si
l’on nous présentait une religion de liberté et de vérité, alors nous
l’écouterions. » Selon la légende, le pasteur a pris son interlocuteur au
mot et, de là, a débuté l’histoire d’une association confessionnelle unique en
son genre et bien loin de l’image traditionnelle d’un protestantisme français
élitaire et bourgeois. En cent trente et un ans d’existence, la Mission
populaire évangélique de France (MPEF) peut au moins se targuer d’avoir porté
la vocation qui lui donne son nom dans la durée : assurer une présence
évangélique en milieu populaire. Si ce credo suscite encore l’adhésion, se
réalise-t-il pleinement aujourd’hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quinze fraternités La question méritait bien un congrès national, que la
« Miss’ Pop’ » n’avait pas réuni depuis 1992. Car durant cet
intervalle de plus de dix ans, les missions ont gagné en diversité et en
difficulté, sans que la « Miss’ Pop’ » gagne en moyens, en
encadrement pastoral et en visibilité évangélique, qu’elle revendique. A ce
jour, l’association – de type loi de 1905 – compte quinze fraternités dévolues
à des missions sociales aussi diverses que l’accueil des SDF, le suivi des
demandeurs d’asile, l’aide à la réinsertion, l’alphabétisation, le soutien
scolaire, l’assistance aux personnes âgées et l’accès à la culture,
parallèlement aux opérations caritatives plus « classiques » (banque
alimentaire, vestiaire). Une Eglise en droit, un organisme social en fait et la
prétention, pas toujours facile à tenir, de traduire cette double identité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Nous nous voulons une association d’entraide plus que de secours,
rappelle Jean-Pierre Molina, pasteur luthérien du foyer de Grenelle, dans le
XVe arrondissement de Paris. Mais l’urgence des situations nous oblige, malgré
nous, à être des accompagnateurs de la misère ou de la précarité dont nous
voudrions combattre les causes. A la limite, on pourrait dire que nous sommes
revenus à une situation plus proche de celle des débuts de la Miss’ Pop’, à la
fin du XIXe siècle, que de celle du milieu du XXe ! »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le nord de Paris, au foyer dit la « Maison verte », fort de 4
salariés et 60 bénévoles, cent cinquante personnes bénéficient d’une
domiciliation administrative et d’une aide individuelle à la réinsertion,
cinquante familles du soutien scolaire, quarante personnes de cours de français
et quatre-vingt-dix personnes du vestiaire organisé chaque jeudi. « Nous
avions pendant longtemps un public de précaires, de clochards “traditionnels”,
observe Eric Masse, pasteur de cette fraternité. La donne a beaucoup changé
avec l’augmentation d’un sous-prolétariat immigré qui a parfois une autonomie
relative et un titre de séjour. » Il a donc fallu revoir les missions, en
adéquation avec ce nouveau « public ». Idem à la fraternité de Rouen, où
le pasteur Francis Muller constate la montée en nombre, sinon en puissance,
d’une autre population. « Nous avons de plus en plus de personnes qui se
tournent vers nous pour des raisons de santé psychologique, voire mentale,
explique-t-il. C’est une forme de précarité invisible, cachée, mais dangereuse,
qui s’installe à travers ces gens dont les problèmes doivent être traités à la
fois dans l’urgence et dans la durée. » Néanmoins, ce profil de nouveaux
habitués des fraternités peut cadrer avec l’un des principes clés de
l’association, selon lequel les bénévoles doivent être à l’image de ceux qu’ils
assistent. «Nous aussi, nous voyons arriver ces gens en état de fragilité
personnelle, qui ne savent d’ailleurs pas toujours pourquoi ils viennent,
confirme Eric Masse à la Maison verte. Leur raison est d’abord l’envie de se
trouver une communauté d’accueil, du lien social. De là, ils peuvent se rendre
utiles et devenir à leur tour bénévoles. C’est toute la force qui reste à la
Mission populaire: être un point de raccord par-delà les ghettos, et créer de
la mixité sociale en mêlant au plus près ceux qui accueillent et ceux qui sont
accueillis. Le SDF côtoie la petite vieille ou le cadre supérieur parmi les
bénévoles. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fraternité telle que le foyer de Grenelle mobilise ainsi 350
volontaires, pour environ 1 000 personnes de passage chaque semaine. Un signe
de santé pour la « Miss’ Pop’ » ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas tout à fait. Car les bonnes volontés disponibles ne suffisent pas à
pérenniser le message fondateur, fondé sur le dessein d’éducation populaire et
la référence à l’Evangile. «Certaines fraternités ont choisi de se reconvertir
en paroisse, souligne Jean-Pierre Molina. Ce n’est pas un signe de déclin. A
condition qu’une face de l’identité de la Miss’ Pop’ ne soit pas privilégiée au
détriment de l’autre. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Eglise et une œuvre Mais le choix semble souvent crucial. Il a bien
failli l’être à l’orée des années 70, selon un processus inverse à celui décrit
par Jean-Pierre Molina. André Leenhardt était en poste pastoral à la fraternité
de Marseille de 1966 à 1973 avant de passer pasteur ouvrier jusqu’en 1977. Il
se souvient des importants virages de l’après-68, qui ont bien failli faire
oublier l’enracinement protestant d’origine. « Quand j’ai commencé à
m’engager professionnellement dans la Miss’ Pop’, il subsistait une forte place
faite à l’évangélisation, au culte et à la coopération avec la Croix bleue,
raconte-t-il. Après 1968, l’engagement au sein de la Miss’ Pop’ a pris un tour
nettement plus politique et militant. Une charte, &amp;quot;Le papier bleu&amp;quot;, a formalisé
en 1971 ce tournant qui a néanmoins contribué à l’émergence d’équipes de
pasteurs ouvriers. Mais le décalage se faisait de plus en plus sentir entre le
public de la Mission populaire et ses militants. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1977 à 1982, André Leenhardt assume la charge de secrétaire général de la
Mission populaire. L’heure est au « recentrement » sur l’Evangile et
l’identité protestante, que poursuivront les successeurs d’André Leenhardt,
dont Jean-François Faba, aujourd’hui au Defap. Mais les tenants du
« papier bleu » mettront du temps à lâcher prise. « Il y a
d’abord eu un groupe d’opposition au sein de la Mission populaire, qui tenait
ferme sur le mot d’ordre social mis en avant après 68. Par la suite, les
sections de la Croix bleue ont commencé à s’éloigner des
fraternités. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reprise en main évangélique l’emporte finalement. Mais son impact reste
difficile à relayer au quotidien dans les fraternités. Sauver l’étiquette
confessionnelle, oui, mais dans quel but ? La Mission populaire n’en a, là
encore, pas fini d’ajuster sa double face d’Eglise (non professante) et
d’œuvre. « Nous avons tellement le nez dans le guidon dans nos fraternités
que nous ne parvenons pas à soutenir la vision du monde et de la société qui
est la nôtre, déplore Eric Masse. C’est tout l’enjeu du congrès que de
reformuler le message. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Molina, lui, insiste sur l’importance du culte au foyer qu’il
dirige, où existe aussi un atelier politique « de commentaire à chaud de
l’actualité, qui fait aussi partie du projet culturel de la Mission populaire
». Plus « politique », ce pasteur voit aussi une autre raison à la tenue
de ce congrès : le 21 avril 2002. «Qui a parlé du peuple lors de la
dernière présidentielle ? Le Pen, et personne d’autre. L’assise populaire
reste un enjeu. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francis Muller voudrait que le rendez-vous de La Rochelle permette de
« débattre des difficultés pratiques dans les fraternités ». André
Leenhardt, retraité mais toujours attaché à l’institution, espère que ces mêmes
« fraternités renouent le lien au plan national et marquent leur
appartenance à la Mission populaire ». Autant d’expression pour un même
défi : que la Miss’ Pop’ se redécouvre d’autant plus évangélique qu’elle
reste populaire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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